Ma vie New-Age, Chapitre 1: La Séduction

Ma vie New-Age, Chapitre 1: La Séduction

En 2014, j’ai fait une rencontre pour les moins improbables. Une rencontre qui changea ma vie pour le meilleur et surtout pour le pire, évité de justesse. Cette rencontre, c’est la spiritualité dite « new-age », une croyance qui devient à la mode. Des livres sont écrits à ce sujet, ils trônent dans les rayons à côté de ceux sur le développement personnel et détrônent même ceux de psychologie… C’est dire que cette croyance et attrayante! Et dangereuse… Une immersion en son coeur révèle pas mal de dérives dont la plupart des adeptes n’ont pas conscience.

 

Durant environ 4-5 ans, j’ai été adepte de la spiritualité new-ag, j’en ai vu les rouages de l’intérieur. Cette série d’article en différents chapitres à vocation à vous décrire mon parcours au sein du new-age. Quelles ont été mes démarches? Qu’est-ce qui a fait que j’y ai adhéré? Comment j’en sui sortie? Pourquoi? Ce que j’ai compris?

Dans ce premier chapitre, j’expose comment j’ai été séduite par le new-age. Comment tout a commencé.

 

Chapitre 1: la séduction

 

Avant d’entrer dans le new-age, j’avais un certain terrain propice à m’engager dans ces croyances.

Comme beaucoup d’enfants, j’avais une amie imaginaire et j’avais peur du noir. J’avais l’impression d’être observée et je me reveillais la nuit en voyant des personnes à l’aspect blanc et transparent.

 

En grandissant, ces sensations ne sont pas parties, mais ont été relayées à des peurs personnelles, des rêves, des hallucinations.

Du moins jusqu’à l’adolescence où la fascination pour le mystique et l’ésotérisme s’est vue grandissante. Ce furent des années où les séries télévisées sur fond de sorcellerie allaient bon train.

Je me suis mise à acheter des magazines de magie et de sorcellerie destinés aux adolescents, qui surfaient sur la vague Harry Potter et le série télévisée Charmed. Dans ces magazines, étaient écrits des incantations, des conseils, comment fabriquer son pendule, comment se tirer les cartes.

Quelques années après, je me suis mise à pratiquer le spiritisme avec une copine. J’ai eu depuis des phénomènes paranormaux qui m’ont fait peur: la vue de formes ovales dans des pièces qui m’observaient, la sensation de ressentir d’autres choses invisibles là où j’allais…

Je tentais tant bien que mal de mettre ces expériences de côté en essayant de me convaincre que je les imaginais. J’avais conscience à cette époque que le mot « médium » existait mais je ne voulais pas en savoir davantage.

Les années passaient, j’étais étudiante, en recherche de stage… Je me préoccupais que peu de ces ressentis. Je n’en parlais à personne. C’est à la fin de mon Master que ma curiosité a commencé à prendre le dessus.

A cette époque j’ai rencontré une amie qui pratiquait l’astrologie. Je lui ai parlé de mes questionnements sur la possibilité d’être médium. Elle m’a alors orienté vers différentes personnalités du milieu new-age en France. Nous étions alors fin 2013 et je m’envolais vers Londres après avoir été diplômée.

Arrivée à Londres, les sensations que je vivais depuis l’enfance, se sont soudainement décuplée. J’avais l’impression de ressentir davantage de personnes m’observer à différents endroits, la nuit chez moi… Je me réveillais avec la sensation que quelqu’un était dans ma chambre. Face à cette recrudescence de sensations, j’ai commencé à vraiment vouloir comprendre ce qui m’arrivait. Ma curiosité vers les milieux new-age démarrait avec la volonté de trouver des réponses.

Ce qui n’était au début qu’une volonté d’avoir des informations sur la médiumnité et les ressentis que j’avais, c’est vite transformé en une adhésion à des croyances et un  mode de vie. Il ne m’a fallu que quelques mois pour commencer à être séduite et que le new-age prenne une place prépondérante.

 

En commençant à chercher des informations sur la médiumnité, je commençais à légitimer mes ressentis et mon intérêt pour le sujet. Ce qui me réconfortait était de voir d’autres personnes avoir les mêmes intérêts, avoir vécu les mêmes expériences et avoir les mêmes ressentis. Pouvoir en parler à d’autres, me rassuraient et participait à mon envie d’aller plus loin dans la prise d’informations.

Un sujet en amenant un autre, je me suis vite fait happée par toutes les croyances et pratiques fondatrices du new-age.

J’ai commencé à faire des rituels en invoquant des archanges. J’ai acheté des cartes oracles d’une célèbre Américaine, Doreen Virtue. Je souhaitais pouvoir augmenter mon taux vibratoire et étant utilisatrice du pendule, je fabriquais les planches qui permettaient de mesurer son taux. Je fréquentais les boutiques ésotériques de Londres et achetais des livres sur les chakras, sur la clairvoyance… Je travaillais mon énergie, mes chakras. J’écoutais beaucoup de vidéos, des lives, des « vibraconférences » comme on les appelait. Je commençais à écouter certaines musiques dites « Epic » comme Two Steps Fromm Hell, je reconnaissais énormément dans les descriptions dites des « enfants indigos » ou des personnes vivant « l’éveil spirituel »… Puis petit à petit, mon mode de vie a changé. Les  personnes psirituelles ne peuvent pas manger d’animaux, elles sont végétariennes pour la plupart, je suis aussi devenue végétariennes. J’ai commencé à faire des ateliers à Londres, avec l’envie de créer un cercle d’amie ayant les mêmes croyances, pour échanger… Et me sentir moins seule.

 

Pourquoi suis-je allée vers le new-age. Pourquoi cela m’a-t-il plu autant?

En arrivant à Londres, et je m’en suis rendue compte par la suite, j’était complètement perdue. J’arrivais dans une grande ville que je connaissais à peine, je ne connaissais personne et parlais peu anglais. C’était très déstabilisant. A cette période je venais tout juste d’être diplômée et je n’avais aucunes idées de ce que je voulais faire plus tard vers quel(s) mêtier(s) m’orienter. Je ne me connaissais pas non plus, car ayant grandie avec un manque de confiance en moi, j’ai souvent essayé de me fondre dans la masse, de me faire accepter.

Le new-age est arrivé durant cette période de doute, et de sentiment d’être perdue. Le new-age a commencé à donner des réponses quant à la médiumnité, mais il a commencé petit à petit à remplir mes cases vides. Vers où dois-je aller? Qui suis-je?

Avant de mener ma vie plus en détail, c’est la question identitaire qui s’est révélée en premier. Le new-age aime l’idée que l’humain est bien plus qu’un simple humain pensant, métro, boulot, dodo. Il a des capacités cachées, comme la médiumnité. Me considérant à cette époque comme médium, il m’a été facile de me laisser prendre par les flatteries disant que l’on a un don, que si l’on est médium, ce n’est pas par hasard, on peut aider d’autres personnes à aller mieux.

Moi-même par ces discours, je me sentais séduite. Car manquant de confiance en moi et d’estime, je manquais d’amour propre et la recherchais donc chez les autres, en l’occurrence le new-age.

Avec internet et les réseaux sociaux, il est très facile de rencontrer des personnes à travers le France et à travers le monde. Le new-age a de grosses communautés sur le net. J’ai rapidement commencé à échanger avec de nombreuses personnes. Je demandais si elles aussi pouvaient avoir vécu les mêmes types d’expérience. J’avais besoin d’avoir des validations. Très vite, des liens se tissent, on commence à se parler tous les jours, on partage sur nos croyances spirituelles… C’est comme une nouvelle famille qui s’offre à soi, qui met en confiance ( trop en confiance).

Au début de ma conversion dans le new-age, je me sentais bien. J’avais la sensation que ma vie se construisait petit à petit, de savoir enfin où aller.  Toutes les personnes rencontrées avec qui j’échangeais me donnaient vraiment l’envie de continuer, de m’investir davantage. On me flattait, me disait que j’avais de réelles capacités, que j’étais quelqu’un de bien. Bref, de la flatterie qui n’a pas manqué de participer à mon adhésion. Petit à petit, j’ai commençais à me détacher de la vie réelle, pour  construire toutes les parties de ma vie personnelle et professionnelle autour des croyances new-age. Plus j’avancais dans ces croyances, plus je devenais convaincue, et plus je m’engouffrais dans des dérives, mais ça,  il m’était impossible de le concevoir.

 

La suite au prochain numéro : Ma vie new-age, Chapitre 2:  la conviction

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